La tête pleine à craquer

Comme 1er billet sur mon blogue, j’aimerais aborder un sujet qui m’a attristé dernièrement, cela s’est passé le 22 juin dernier, un père de famille à oublier son bambin dans sa voiture pendant plusieurs heures. Loin de moi l’idée de faire le procès du père, bien au contraire, mais j’aimerais plutôt comprendre ce qui a pu résulté en un si tragique évènement.

Je ne connais pas le fond de l’histoire, son histoire, ni celle des autres du genre s’étant produits ces dernières années, mais je me questionne à savoir si cela m’était arrivé à moi! Et ça aurait pu être le cas, pris dans la roue infernale de la vie, la tête pleine de problèmes, on ne pense plus, on est comme des robots à la solde du système, il faut sans cesse se surpasser, le stress est insoutenable, mais on n’a pas le choix sinon on perd notre place. Mais arrive l’incompréhensible, la tragédie qui arrête le temps, qui brise des vies. Selon moi, c’est le début d’une longue série de tragédie occasionné par le fait que la vie va trop vite et que les valeurs sont bafouées. Ce rythme est insoutenable pour les familles, les gens travaillent comme des fous toute leur vie pour ensuite tenter de reprendre leur souffle, mais il est souvent trop tard, le dommage est fait, le stress relié à la performance, la surconsommation et l’endettement a fait son œuvre.

Au lieu de décortiqué de tel comportement, l’industrie sortira le bidule connecté qui détectera si une masse est encore présente dans le banc de bébé lorsqu’on quitte l’auto, et s’ensuivra d’autres tragédies par excès de confiance aux gadgets qui un certain matin d’été, aura oublier de fonctionne. Ça sera sa faute à lui, on se déresponsabilisera.

La preuve, voici les conseils d’Hélène Fagnan, coach familiale et fondatrice de Nanny Secours :

« •       Mettre une alarme sur son téléphone qui sonne tous les jours à la même heure et nous fait penser à l’enfant.

  • Placer son téléphone dans le banc de l’auto à côté de l’enfant, car on se rendra vite compte qu’on a oublié son cellulaire. » *

Je sais très bien que je n’y peux rien, mais le fait de l’écrire m’enlève une certaine frustration, cette frustration de voir où va le monde sans pouvoir vraiment y faire quelque chose. Je vois cette folie, cette démesure relier à la surconsommation, au fait d’en vouloir de plus en plus, harcelé par les publicités. Je ne juge personne, mais ce monde est malade, gangrené par un système qui rapporte à une poignée de vainqueurs. Certain dirons que j’exagère, mais comment justifié pareille oublie, se posé la question est selon moi, y répondre.

Je sympathise grandement avec le père, il aura à vivre avec ce fardeau toute sa vie, un fardeau si lourd que plusieurs ne s’en remettent pas, mais l’être humain est fort, il en a vu d’autre, il s’y habitue même, une tragédie aujourd’hui sera un fait divers demain. Prenez les tueries dans les écoles, s’il y a ‘’seulement’’ deux morts, on en parle plus, la ligne est rendue à dix et plus pour vraiment faire les manchettes et encore, on oubliera vite.

Et la vie continue…

 

*Source : https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/entrevue/77555/bebe-bambin-oublie-mort-voiture-parents-conseils-pour-eviter

6 pensées sur “La tête pleine à craquer”

  1. Bonne réflexion!

    Effectivement, le problème fondamental, ce n’est pas l’absence d’un dispositif de détection de masse dans le siège de bébé, mais plutôt le rythme de vie effréné que les gens s’imposent, avec la tête remplie de 1001 choses et tout le stress qui en découle, pouvant mener jusqu’à des tragédies réellement bouleversantes comme la mort d’un petit être innocent.

    Très triste cette histoire.

    1. Vivement un dispositif de détection qui avise qu’on a la tête trop pleine et qu’il y a un risque pour la santé !!!

      Je divague mais bon…

  2. Très bien dit.
    On passe notre temps à inventer des solutions qui tournent autour des problèmes de société plutôt que de se poser les vraies questions et agir.
    Ça commence jeune la société de performance… notre système scolaire est basé sur la performance. La notion d’échec notamment, les notes, les diplômes etc… un tas de conneries qui au final ne servent à rien… ce qui compte c’est faire du $$$ (pour la majorité des gens) et l’école ne garantit pas ça anyways. La popularité, notamment, rapporte souvent bcp plus qu’un A dans ton bulletin.
    On invente le ritalin pour régler le stress vécu par des enfants abandonnés aux garderies, issus de familles brisées, reconstituées, brisées, reconstituées, brisées…
    On invente des cameras avec moniteur cardiaque pour surveiller le poupon qui dort seul dans sa chambre au lieu de juste dormir avec lui…
    Bref, tu m’as starté là lol
    C’est l’une des principales raisons qui me poussent à l’épargne, briser ce cycle de performance, briser ce cycle de consommation et me consacter entièrement à l’être plutôt qu’à l’avoir.
    Quant à ce père… quand à ce bébé, je n’ose porter ni jugement, ni imaginer leur souffrance, celle du bébé d’abord, celle du père et de la mère et des autres proches. Comment vivre avec ça? Ce qu’il avait dans la tête valait-il la vie de son enfant? Bien sûr que non…
    On est tous à risque, moi le premier. Je ne mets jamais les enfants derrière la voiture, j’ai ma routine de vérification avant de démarrer la voiture et avant de sortir de la voiture. J’ai tellement peur. Ma seule priorité quand je suis avec eux, c’est eux, leu sécurité, le reste… fuck it.
    Longue vie à ton blog!

  3. Il est plus facile de déléguer la responsabilité aux autres ou aux gadgets que de faire ce que nous avons à faire. C’est comme les caméras de recule qui sont maintenant obligatoire pour les nouvelles autos… les gens ne se servent que de ça et oublie de regarder en arrière comme avant.

    Mon conjoint a toujours installé son sac à lunch sur le siège arrière. De cette façon, lorsqu,il arrivait au travail, il pouvait regarder dans le siège pour s’assurer que bébé n’y était pas resté.

    Maintenant, avec mon conjoint blessé, il reste à la maison et s’occupe des enfants. Cela fait un trou dans le budget, mais nous trouvons que cet accident a mis les priorités à la bonne place: la famille.

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